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Max en vrac - plasticien

Quelques oeuvres

Il y a dans cette « invasion pacifico-artistique » du bonheur, de l’humour et du sérieux aussi...

 

Le bonheur de l’enfance et sa part de légèreté avec, la nostalgie qui en découle et comme l’envie de prolonger toujours et encore l’impossible. Simples jouets, doudous précieux ou peluches lisses et froides, ces petits êtres de compagnie sculptés qui se prêtent aux histoires à inventer provoquent d’abord sourires et réactions étonnés.

Elément fondamental dans ces oeuvres, le recours à des couleurs vives et des formes arrondies témoigne de cette même volonté d’embellir le quotidien. Et comment mieux faire partie du quotidien qu’en adoptant les codes d’une société de consommation ?

Pour mieux y parvenir, l’objet est reproduit à l’identique en quantité comme pour se montrer davantage, témoigner d’une existence -moyen détourné de combler le vide et donner du sens ?- d’une présence... Celle, indirecte mais multipliée, de l’artiste qui trouve ainsi le moyen de s’immiscer dans nos vies, celle encore purement décorative pour les uns, amusante pour les autres ou même parfois rassurante...
 

Car ces oeuvres prennent une autre dimension une fois adoptées ; chaque propriétaire étant invité à s’approprier l’objet -question animiste suscitée-. Abandonnées livrées à elles-mêmes sur un meuble poussièreux, elles dormiront dehors en tenant compagnie aux nains pour surveiller la maison, serviront (parce qu’il faut bien être utile) de presse-papier sur le bureau ou auront le privilège de partir en voyage, décorées, montrées, partagées, photographiées... en un mot : chouchoutées. En proposant à chacun de faire vivre une oeuvre au delà de sa présentation, l’artiste crée du lien en engendrant une communauté de parents d’adoption.
 
Mais si l’on ressent bien dans cette démarche l’adhésion à une conception d’un art ludique et interactif, on peut remarquer aussi l’ironie d’une attaque menée par des figurines d’argile révoltées. Ces objets personnifiés dont la matière première est issue de la nature, traduisent le malaise de notre rapport avec l’environnement et que dire de la part indéniable de mystère conférée à ces statuettes/amulettes ? Ces hybrides-là non génétiquement modifiés ne ressemblent pourtant à rien de connu ; une manière de mieux interroger à propos de notre présence dans l’univers : Sommes-nous seuls ? ou encore de notre vie de tous les jours : Et si nous étions vraiment seuls ?

Max en vrac donne rendez-vous aux Clermontois tous les 1er dimanche de chaque mois, Place aux Arts, aux Salins à coté de la brocante.
 

 
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