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 Scott A. Marlin

63730 Les Martres de Veyre - Tél : 06.89.09.24.01  
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Scott A. Marlin produit des oeuvres d’art numériques à partir des photographies argentiques et numériques depuis 1996. Il a récemment fait l’acquisition d’un Panasonic FZ50 et a déjà présenté quatre saisons de photographies altérées numériquement. L’oeil de l’artiste a réussi à transformer des scènes ordinaires de la vie française en représentations époustouflantes d’une autre réalité : plus riches, plus colorées, plus près des aquarelles que des simples photos. Une expérience inoubliable ...

Quelques oeuvres

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Photographe amateur depuis toujours, Scott A. Marlin conjugue désormais ses talents d’informaticien, graphiste et photographe dans une recherche de couleurs et texture dans un monde familier mais qui, autrement, passerait souvent inaperçu. Son sujet préféré, l’Auvergne, lui propose une source inépuisable d’images accompagnées de sensations fortes qui se confirment seulement après traitement dans son laboratoire - à l’instar des photographes argentiques qui ne savent jamais à l’avance si une photo est réussie qu’après le développement de sa pellicule. Chez Scott, le suspense reste entier : il ne sait pas si une prise sera réussite qu’après son tirage sur papier photo ! En effet, c’est souvent des photos "ratées" floues, sous, ou surexposées qui produisent des résultats les plus frappants - un constat qui a modifié profondément son approche de la photographie en général.

 

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Royat village

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TGV Genève

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Le mur rouge

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Lonely Téoz

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Pigeon in time

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Marché St. Pierre

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Canoés

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Mongolfière


 

A propos de l’artiste

Scott Marlin a quelque chose à partager. Ses images, bien sûr. Familières, déroutantes, inattendues, frontales. Et puis son regard. Ce qu’il voit au-delà de ce que le passant ne verra pas, qui passe indifférent devant la place de Jaude en travaux, se presse le long des rails du tramway, ne jette pas un œil au ciel trop pâle du mois d’Août.

Voilà 26 ans que ce Canadien a choisi de vivre ici, adoptant la terre d’Auvergne, ses cités et ses villages, ceux qui y vivent. Sa photographie est donc en premier lieu, chronologiquement, rencontre entre la terre qu’il a laissée et celle qu’il a gagnée. De cet apprivoisement de l’autre sont nées ces représentations qui témoignent d’un œil neuf auquel se dévoilent des réalités simples, des structures ordinaires dont on sent bien qu’elles racontent aussi autre chose.

Rencontre aussi entre deux pratiques photographiques dont on imagine mal, au premier abord, qu’elles se rejoignent. Scott Marlin prend des clichés numériques comme autrefois les photographes saisissaient leurs images. Avec la même dose de suspense, d’anticipation et de mystère. Pas de déformation, très peu de recadrage, la photographie est déjà là mais elle est d’abord épreuve. A l’artiste de la laisser venir, entre incertitude et intuition. A la prise de vues Scott Marlin a pressenti la lumière insaisissable, quasi invisible, de tel paysage. Il a capté les couleurs d’un bâtiment mais ne le sait pas encore. Dans une deuxième phase, l’outil technique – l’ordinateur - devient le support artistique sur lequel chaque photo est travaillée, révélée : contrastes et luminosité, saturation tendre ou extrême des couleurs présentes, application des textures, exceptionnellement quelques rajouts insolites. Alors apparaissent des photos oniriques, un Puy de Dôme bleu, une gare jaune de bout du monde, le cuir rouge d’une façade, la lumière noire d’une cathédrale. Chacune de ces visions est un dialogue : d’un côté un artiste qui donne à voir des métamorphoses (réelles ou rêvées) d’un paysage quasi banal, dans l’ordinaire du quotidien. De l’autre des spectateurs, témoins des évolutions et révolutions de l’environnement urbain, dont la perception risque d’être profondément modifiée par cet échange. Si l’on admet que l’art a le pouvoir de transformer le regard de celui qui s’en approche, on peut dire que les photos de Scott Marlin, en proposant au flâneur de regarder derrière le miroir, sous le voile de la réalité évidente, relèvent bien d’une démarche révélatrice.

Dans son laboratoire virtuel, doucement et avec grande industrie, Scott Marlin tisse de singulières correspondances. Pour preuve cette photo de la cathédrale de Clermont-Ferrand. Elle ne dit pas le bâtiment mais les bâtisseurs, leur foi gothique. Elle est hermétique, c’est-à-dire initiatique. Elle transmet une croyance, une conscience. De l’intime. Toute la démarche de Scott Marlin est là. Au fil de ses opérations itératives, tel un alchimiste d’un nouveau millénaire, il sublime les lignes de force de la matière et fait vibrer les énergies fines, répétant à sa manière le modus operandi des « illustres rêveurs » avec lesquels il converse depuis de nombreuses années. A l’épreuve de son regard, le subtil émerge de l’épais, et l’empreinte qui se dégage est porteuse d’une multiplicité de sens en un chaos fertile. Il donne à voir des perceptions, des sensations, des traces inconscientes, des voix anciennes. « I see a voice » , dit Shakespeare dans le Songe d’une Nuit d’Eté. Je vois une voix, pourrait dire Scott, dont l’entreprise de compréhension du monde à travers la métamorphose annoncée du paysage est aussi celle d’une appréhension des métamorphoses de l’âme.

Texte par Marie-Laure Legroux

1997 - 2004 : Période "Scanart"

Production des tableaux numérique abstraits à partir des images et objets numérisés à l’aide d’un scanneur - environ 40 oeuvres retenues exposées dans une galerie virtuelle sur Internet - voir la rubrique "Pur numérique"

Depuis 2003 : Période "Aquaréels"

Production des photographies d’art dont un nombre important altérées numériquement, filtrées et saturées à l’aide des logiciels libres (Gimp notamment). L’artiste classe son oeuvre en quatre thèmes : "l’Auvergne en relief" (paysages), "Scènes de vie" à Clermont et environs mais aussi à Paris, "l’Ultra-urbain" (tags, graffiti et architecture moderne) et enfin "Natures et natures mortes ". Scott a compilé environ 500 oeuvres retenues sur un fond d’environ 4500 pièces actuellement consultables sur son site Internet.


 
 
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