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 Juan Olaf Van Der Bilout II

63000 Clermont-Ferrand - Tél : 04.73.19.37.57  
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"Quand j’étais petit et qu’on se moquait continuellement de moi et de mon prénom, ma maman m’a dit que je devais être fier de porter le nom du plus fameux (et pourtant le plus méconnu) aventurier et explorateur que la France ait connue : le comte Juan Olaf Van Der Bilout ..."

Quelques oeuvres

Je donne rendez-vous aux Clermontois tous les 1er dimanches de chaque mois, Place aux Arts, aux Salins à coté de la brocante.

 



 

A propos de l’artiste

Vous ne connaissez pas le Comte Van Der Bilout, le plus grand explorateur que la terre ait porté ?

C’était mon grand père. Un matin de mars 2007, j’ai reçu une vieille clef de hangar et une lettre.

A l’intérieur du hangar, toute une vie : des têtes d’animaux plus fantastiques les unes que les autres, des photos anciennes prises aux quatre coins du monde, quelques têtes étranges, des masques, des dessins, et des lettres, beaucoup de lettres.

Le testament

« Le Jeudi 23 août 1973

Mon tout petit,
Mon Juan Olaf II tant aimé,

Tu seras grand déjà lorsque tu liras ces lignes. C’est si difficile à croire aujourd’hui ! Te voilà devant moi dans ton petit berceau et même mon souffle de vieil homme te ferait vaciller...

J’ai été bien ému lorsque ta maman m’a dit le joli prénom qu’elle avait choisi pour toi. Oh ! Je me doute que son choix n’a pas du faire que des heureux et que ton père aura sans doute eu bien des arguments à lui objecter. En grand adepte des sciences exactes, ton père s’est toujours un peu méfié de moi.

Vois-tu, petit, j’arrive au terme de ma plus grande aventure. Alors que tu viens d’accoster en ce monde, je m’apprête à larguer les amarres pour aller fouler des terres lointaines, de l’autre côté de la vie. Ainsi vont les choses : je te laisse la place.

Quand tes parents te jugeront assez grand pour comprendre, ils t’offriront une clé, celle là même que tu utilisas tout à l’heure pour ouvrir la malle. Ce jour là, la porte s’ouvrira pour toi sur les mondes merveilleux découverts par le plus fabuleux et le plus méconnu aventurier et explorateur que la France ait connu, l’ami de l’homme le plus grand du monde et du roi le plus petit : moi-même, ton grand-père.

Je sais, rien qu’à te regarder dormir, que tu sauras voir dans les objets hétéroclites qui sont tout mon héritage, l’éclat du merveilleux, l’étincelle du fantastique. Fais en bon usage, petit Juani, et porte mon message. Les hommes de mon temps n’ont pas su me comprendre. Ils n’ont pas cru à mes histoires. Ou bien ils ont déclaré que l’intérêt de mes découvertes n’avait pas l’étendue de ma prétention : quel toupet ! Quand on a marché sur la muraille de chine à dos de chameau rieur de Tartarie, photographié le lion cornu de Laponie et rapporté des tsantzas de l’autre bout du monde, on mérite bien quelque attention ! Alors bien sûr, un ou deux articles ont paru dans les journaux mais au fond, ils ont toujours pensé que je n’étais qu’un original. Ô quelle tristesse ! Pire encore : quelle ignorance !

Toi, tu leur raconteras l’histoire de ceux-qui-perdent-la-tête, tu leur montreras les animaux extraordinaires, tu les emmèneras sur mes traces dans les îles du grand Est de l’Asie. Surtout, Juani, promets moi de prendre bien soin de mes photos. Je ne crains rien moins que les effets du temps sur ces précieux clichés. Et puis sois curieux : fouille bien partout dans le grenier car il n’y a peut-être pas qu’une seule malle. Il se pourrait que je me sois amusé à cacher quelques souvenirs de plus quelque part...

Quand je t’imagine, quand je vois le jeune homme fringant et plein de fougue que tu vas devenir, tellement semblable à ce que je fus, alors mon cœur fatigué s’apaise et accepte de cesser le combat.

Ecoute ma voix, Juani : Il était une fois les aventures de Juan Olaf Van Der Bilout, premier du nom, explorateur de l’impossible, qui vécut heureux au cœur du monde. Désormais, c’est à toi de raconter l’histoire. Je dépose sur ton berceau un amour vaste comme le ciel.

Ton grand père

PS : si ta grand mère est près de toi, dis lui que je l’attends. Dis lui aussi de ne pas se presser et de profiter de toi ; après, nous aurons tout le temps de ne plus nous quitter. »


 
 
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